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Au cours de ce mouvement, les slogans et revendications dépassaient le simple cadre de la réforme des retraites : ce qui a poussé des millions de
salariés et la jeunesse à crier deux mois durant leur colère dans la rue, c’est toute cette société pourrie.
Mais les journées d’actions, même nombreuses et rapprochées ne sont pas suffisantes. Il faut passer à un autre stade de la mobilisation. Un stade où il
n’y pas seulement d’une part certains secteurs en grève qui servent de locomotives au mouvement, et d’autre part ceux qui, tout en étant solidaires, font grève par procuration. L’enjeu était que la grève se généralise à tous les secteurs, à toutes les entreprises grandes ou petites, et il
faudra bien y parvenir.
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Pendant que la direction s'amuse à faire de la publicité pour le « nouvel Altis », ceux qui font leurs dernières semaines à l'usine n'ont pas envie de se
casser le dos et on les comprend. De l'autre côté, les intérimaires nouvellement arrivés apprennent à faire des tranches et n'ont aucune raison de s'investir plus qu'il ne faut. Et au milieu de
ça, des salariés (comme par exemple au contrôle de la contamination) sont invités à former leurs remplaçants car... leur poste est censé disparaître !
Alors si ca ne tourne pas rond, la direction n'a pas à s'en plaindre. La précarité pour tous ça commence à bien faire.
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Comme par hasard, à la suite du départ du numéro 2 d'Altis à Grenoble, voilà que deux autres cadres suivent le même chemin. Ceux qui nous demandaient d'avoir
confiance dans l'avenir du site d'Essonne n'ont confiance qu'entre eux. Combine et compagnie.
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Une action collective contre Altis a été engagée au tribunal des Prud'homme d'Evry, qui doit se prononcer le 18 novembre. L'initiative vient de salariés, en
majorité des cadres, qui se croyaient à tort à l'abri du plan social et qui se retrouvent aujourd'hui sous la menace d'être licenciés. On ne peut leur souhaiter que de réussir, même si
certains d'entre eux n'étaient pas là pendant la grève.
Ceci dit, où cela peut-il bien mener plus généralement ? Le PSE, resté en l'état depuis la fin de la grève, n'a satisfait personne, y compris ceux qui ont
déjà signé leur départ. Pour l'avenir, rien n'est assuré, sauf pour Sabeg la possibilité de réussir un coup financier et politique.
Mais si la justice peut remettre en cause les conditions du PSE, elle ne se décidera que si elle constate un fort mécontentement.
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Empêcher le licenciement de ceux qui ne veulent pas partir, augmenter les indemnités de ceux qui partent, contester le chantage sur les douze
heures pour ceux qui restent : toutes les clauses de l'accord social méritent d'être remises en cause. Et c'est en nous rassemblant largement que nous avons des chances d'y
réussir.
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Pour les intérimaires, les jours fériés doivent être payés le double, les nuits à plus de 60% et les heures sups également avec un supplément. C'est bien le
minimum, car ils sont menacés à tout moment de se retrouver dehors sans un kopeck d'indemnité.
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Pour les intérimaires, il y a tant « d'oublis » sur les fiches de paie qu'il faudrait pratiquement passer une heure chaque mois pour les contrôler.
Car bien sûr, les erreurs se font plus dans un sens que dans l'autre. Les relevés d'heures individuels, l'agence d'intérim les a. Il n'y a que pour retirer les
heures qu'elle n'oublie pas.
De son côté, la direction d'Altis se défausse sur la responsabilité de la boite d'interim, comme si elle n'était pas au courant de ces arnaques.
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