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Avec le plan Sabeg, et tout ce qui s'en suit pour les uns et pour les autres, nous avons nos problèmes locaux en plus du problème général des
retraites. Mais tout est lié. Recul de l'âge de la retraite et baisse des pension d'un côté, chômage pour les uns aggravation des conditions de travail pour les autres.
Le plan Sabeg est en suspend et rien ne garantie qu'il ne soit pas aussi bidon que les précédents. Et si la reprise par Sabeg était effective,
pour combien de temps s'engage-t-il ?
La direction prétend obliger les gens à rester, les opérateurs à signer les 12 heures, et on est sûr de rien à plus de deux ans !
Avec tous les travailleurs et tous les lycéens qui protestent contre la menace du chômage, nous pourrions être plus fort, y compris contre la
situation qui nous pèse depuis des années, en participant au mouvement actuel et en y apportant nos propres revendications.
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Depuis quelques semaines déjà, la direction cherche à recruter de nouveaux CDD. Elle a renouvelé ceux qui sont déjà là depuis quelques mois, avec le
même motif hautement bidon de « hausse temporaire d'activité ».
En réalité, il s'agit bien sûr de remplacer tous ceux qui partent avec le PSE.
Son plan, depuis le départ, c'est d'avoir des jeunes tous frais et qui coûtent moins cher que ceux qui ont 10 ou 20 ans d'ancienneté.
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La direction a des inquiétudes sur le nombre de salariés qui signeront les douze heures. Pour être sûre de garder ce qu'il lui faut d'anciens, elle
pourrait même remonter le montant de la prime de passage en 12 heures. Et pour compléter les effectifs, elle ose faire miroiter aux CDD des CDI pour dans neuf mois ! A nous de sortir le
bâton pour lui faire remballer ses 12 heures.
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19:05
Devant la haine que la cartographie a déclenché, la direction se dit prête à renoncer à quelques... 6 suppressions de postes. Mais pour les directs qui
veulent partir avec le PSE, elle prétend qu'elle ne bougera pas.
Nous l'avons vu pendant la grève de juin 2009 : la direction ne fait jamais de meilleurs efforts que quand on l'y aide. S'il s'agit de
revoir le PSE, rien ne serait plus bénéfique qu'un petit débrayage. La grande différence avec juin 2009, c'est que cette fois, nous pourrions ne pas être seuls sur la N7 !
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Ils ont bonne mine ces ministres qui voulaient opposer les générations entre elles ! Et que les retraités seraient en retraite trop tôt, et que ce
serait au détriment des jeunes, et qu’il fallait bien que nous cotisions plus, plus longtemps en gagnant moins, pour nous contenter d’une retraite de misère, et autres balivernes.
Cette semaine, il n’y a pas que les lycéens, nos enfants, qui sont entrés dans la danse. Les cheminots s’y sont mis parmi les premiers. Mais ils ont
été clairs : pas question que notre locomotive avance toute seule. Rejoignez-nous dans la grève, ont-ils dit au reste des salariés. Et au fil de la semaine, leur appel a été entendu.
Pour l’heure, ce sont le plus souvent des minorités qui prennent l’initiative. Mais un peu partout dans le pays. On se réunit en assemblées générales.
On ne part pas forcément tout de suite en grève. Mais on participe à des débrayages, à des rassemblements locaux. On va voir les salariés d’à côté, on va soutenir les cheminots ou le blocage des
raffineries.
Car c’est l’une des caractéristiques les plus prometteuses du mouvement en cours : les salariés en lutte, ou en passe de l’être, sortent de leur
isolement, de leur seule entreprise, de leur seul secteur. Des noyaux inter-entreprises sont en train de se constituer.
Toutes ces initiatives locales doivent tendre
vers un même but, vers un même mouvement d’ensemble irrésistible. Voilà comment de proche en proche le pays pourrait bien aller vers la grève générale, la vraie.
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