Jeudi 2 septembre 2010
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L'éditorial des Etincelles de cette semaine invite à participer à la manifestation de samedi pour exprimer notre
rejet de la politique du gouvernement contre les Roms.
Quant à la riposte des travailleurs à cette grossière tentative de diversion, ce sera par la grève mardi 7 septembre contre la réforme des retraites !
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400 suppressions d'emplois et les 4x12 pour ceux qui
restent, c'est ce que la direction d'Altis appelle un « accord social ». Et encore a-t-il fallu la grève de juin 2009 pour que les conditions de départ soient quelque peu améliorées. On
se demande quand même bien pourquoi CFDT, CFTC, FO et CGC ont éprouvé le besoin de signer un tel accord. Car on a aucune garantie pour la suite, sauf celles qu'on pourra imposer par la
lutte.
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En fin de semaine dernière, la direction a commencé des
réunions dans tous les secteurs (quelquefois à 6 heures du mat) pour présenter la « cartographie » des départs qu'elle veut imposer.
Pour les directs, il y a eu de mauvaises surprises : au
test, il ne resterait que quelques personnes. Et pour les indirects, les suppressions de postes sont tout aussi brutales.
La direction se la joue arrangeante, style « on fera
tout pour éviter les licenciements contraints », mais prévient en même temps que pour rester, il faudra être polyvalent et ne pas avoir peur d'être balancé dans n'importe quel secteur où il
y aura un trou.
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La direction a du souci à se faire pour le rendement des
prochaines semaines, ne serait-ce que parce que chacun use de son droit de prendre sur son temps de travail pour faire un tour dans les bureaux de l'autre côté de la N7. La direction a son
business-plan. Nous, notre futur personnel en jeu, où il est plus important de s'investir.
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Le premier jour, l'antenne emploi a été submergée
d'appels. Beaucoup y vont, ne serait-ce que pour avoir un avis sur leur situation personnelle.
Entre ceux qui envisagent de partir et ceux qui
resteront, cela provoque des discussions, voire des réunions sauvages un peu partout. Entre cela et s'organiser pour exiger mieux, il n'y a qu'un pas.
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Le numéro deux de la boîte quitte le navire. Il faisait
pourtant partie de ceux qui « y croyait » le plus. En mai 2009 déjà, il parlait avec passion de la transformation d'Altis : « L'enjeu est que chacun prenne conscience de
l'importance des adaptations qui lui sont demandées ».
Mais ça devait le tarauder depuis un moment, il est parti
sans même attendre l'ouverture de l'antenne emploi. Une crise de foi ?
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Le montage financier du rachat d'Altis ne semble toujours
pas bouclé puisque pour l'instant ni le FSI ni OSEO n'ont allongé l'oseille. Mais tout ce beau monde fait semblant que tout va bien.
Reste qu'une grande partie de l'argent qui doit permettre à
Sabeg de se mettre Altis en poche est censée arriver des pouvoirs publics.
En clair, c'est avec nos impôts qu'il compte nous
exploiter.
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Le Canard Enchaîné du 28 juillet décrit les pressions
exercées sur les responsables du FSI (Fond Stratégique d'Investissement) par le ministre de l'Industrie et le conseiller personnel de Sarkozy pour qu'ils se dépêchent d'accorder à Sabeg les
quelques 20 millions d'euros que celui-ci leur demande.
Que les gouvernements soient au service des patrons, tout le
monde le sait même si d'ordinaire on le cache. Mais quand le patron fait lui-même partie du gouvernement, ça s'appelle du self-service.
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