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Après les promesses mensongères de Dassault, puis le bluff de ceux qui font miroiter une solution miracle à 350 millions
via un contact au plus haut niveau avec Sarkozy (qui attend quelque chose de lui ?), le poker menteur au sujet d'Altis continue. Au CE de ce mardi, la direction n'a rien dit, sinon qu'elle
chercherait encore à « élargir la table de l'actionnariat ».
Toujours dans le noir en attendant qu'on nous mette à la rue ?
La direction, elle, ne perd pas son temps : elle nous annonce des jours de lancements à plus de 500 tranches dans les
mois à venir. Elle a besoin de nous. Ce serait le moment de la coincer.
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La solution des 14 super-Managers pour reprendre Altis serait une LBO, un système qui a servi bien souvent à fermer les
boîtes avec profit : pour racheter l'entreprise, les repreneurs empruntent à des fonds d'investissement. Ils n'ont plus qu'à se servir sur la bête, quitte à vendre les machines et les meubles
pour rembourser au plus vite en se mettant au passage une belle commission dans la poche.
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A entendre des nouvelles de Philips de Dreux, où les 212 salariés de l'usine ont reçu le week-end dernier une lettre leur
demandant de ne plus se présenter au travail dès lundi, on peut se demander si la direction d'Altis, après tous ses mensonges, ne pourrait pas nous préparer un coup semblable.
Autant ne pas attendre d'en être là, ou d'être virés les uns après les autres.
C'est maintenant, avec ceux de Phillips révoltés par les méthodes expéditives de la direction, avec ceux de Total qui
occupent à Dunkerque le siège de la raffinerie pour empêcher la fermeture, avec ceux de Freescale, en manifestant ensemble, qu'on serait vraiment fort.
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Phillips, IBM, Total, tout le monde sait que ce ne sont pas des petits patrons dans la dèche mais des trusts
mondiaux super-riches. Si on se retrouvait ensemble contre les licenciements, ça pourrait commencer à faire du rififi dans le pays !
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Au conseil municipal de janvier, le maire de Corbeil avait eu du mal à garder son calme devant les salariés d'Altis venus
lui demander des comptes. Et il les avait invités à revenir « foutre le bordel » si rien n'était réglé avant un mois.
A croire qu'il en a eu peur : il a annulé le conseil municipal de lundi dernier où certains d'entre nous avaient décidé
de lui rendre visite.
Mercredi 17 février 2010
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Les entretiens d'évaluation ont lieu le plus souvent la nuit, et certains managers, en espérant qu'on soit un peu dans le
potage, en profitent pour poser des questions insidieuses : qu'est ce qu'on compte faire à Altis, si l'on envisage de rester ou de partir... Histoire de nous faire gamberger, voire d'en
convaincre quelques-uns de partir avec des clopinettes.
On n'a rien à répondre : les actionnaires ne disent pas leurs projets, eux, ni le jour ni la nuit.
Mercredi 17 février 2010
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Les salariés d'Air Liquide travaillant sur le site sont menacés d'être mutés à perpette sous prétexte qu'Altis ne veut
plus d'eux. Il n'y aurait pas de solution pour eux, avec un trust comme Air Liquide qui vient d'annoncer un bénéfice net de 1,23 milliard d'euros en 2009 ? On n'aurait pas une place pour eux sur
le site, si c'est ce qui leur convient le mieux ? D'autant que certains d'entre eux travaillent ici depuis plus de quinze ans.
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