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Au conseil municipal de Corbeil lundi dernier, devant l'irruption de quelques salariés d'Altis qui lui demandaient d'arrêter de mentir, le maire a déclaré « Altis est sauvée, point à la ligne, et si c'est pas vrai dans un mois, je vous invite à venir foutre le bordel ici ! ». Si c'est ce qu'il cherche, il pourrait être servi. Car au delà des CE « exceptionnels » et des promesses bidon sans cesse ressassées, la menace de fermeture est plus que jamais là.
C'est en nous invitant nombreux, nous tous opérateurs, salariés de maintenance et des bureaux, que
nous pourrons exiger le maintient de nos emplois. A la mairie de Corbeil, au siège d'IBM à la défense, devant le prochain CE, etc., partout où nous pourrons faire du bruit. Il y a bien
des endroits où nous faire entendre !
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Avec la charge moins importante, on aurait pu être un peu plus tranquille en répartissant les lots sur plusieurs machines. Mais la direction, qui marche à l'économie, a arrêté tellement d'équipements qu'on en est réduit à tout faire sur quelques bécanes !
Un seul mot d'ordre : prendre soin des lots, et ne surtout pas se précipiter !
Avec les années de chantage au sujet de l'avenir de l'usine, cela fait bien longtemps qu'on n'a plus vu l'ombre d'une augmentation de salaire.
Les derniers plans salaires étaient déjà minables (pour ceux qui ont eu la chance d'en bénéficier). Et ce n'est pas le système sous-marin des awards répartis au compte-gouttes qui va compenser le retard accumulé.
300€ d'augmentation : une revendication supplémentaire à mettre à l'ordre du jour de nos prochaines mobilisations.
On entend quelquefois dire qu'au moindre débrayage, le repreneur pourrait faire demi tour et l'usine fermer. Mais il est où, ce repreneur qui s'évanouirait au moindre bruit ?
Les vieux « parrains » eux, sont toujours là. N'attendons pas qu'ils se défilent pour leur coller la trouille ! Il est plus qu'urgent de prévoir des actions, sans se laisser bluffer par un chantage grossier.
A Toppan, depuis le début de l'année, sous prétexte de baisse de commandes, on se retrouve à bosser en ½ équipes, quelque fois à un par poste, avec l'autre collègue au chômage technique et perdant du salaire. Et quand il y a carrément un trou, la direction a le culot de demander aux techniciens de venir travailler à la place d'un opérateur !
Faute d'arriver à imposer ses horaires 4x12, la direction presse le citron et voudrait encore vendre ses masques moins cher en conservant ses marges.
Perte de salaire pour les uns, surboulot pour les autres, il va falloir envisager la riposte.
Les actionnaires des différentes boîtes du site de Corbeil essaient par toutes les manières d'accentuer l'exploitation, mais ont eu un premier retour de bâton avec la grève de juin dernier.
Dans la bataille, les salariés d'Altis ne sont pas seuls. L'Etincelle informe les salariés du site des luttes des salariés de France et d'ailleurs, car pour empêcher les licenciements, il est urgent de se coordonner !
Dans 15 jours, les diffuseurs du bulletin vous demanderont un soutien financier : préparez vos pièces et vos billets ! L'argent récolté servira à couvrir les frais d'impression.
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