Concernant l'avenir d'Altis, la direction a parlé de nous « tenir informés » la semaine prochaine.
Tenir ? Pas parole en tout cas. Car combien de promesses de ce genre a-t-on entendu ?
Informer ? Depuis trois ans, Altis est l'exemple même de l'opacité que les patrons entretiennent vis à vis des salariés qui assurent la production.
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21 600 chômeurs de plus au mois de septembre : voilà le bilan des suppressions d'emplois qui se succèdent partout en France. Le gouvernement prétend que « tant que nous n'avons pas retrouvé une croissance supérieure à 2% […], il est très difficile de reconstruire de l'emploi ». Mais qu'ils commencent donc par arrêter de licencier ! A Altis, c'est un minimum de 400 personnes que la direction s'apprête à mettre dehors. Le raz-le-bol qui a éclaté en grève en juin dernier n'est pas retombé. A Toulouse, les salariés de Freescale continuent de se réunir en AG régulières et le comité de grève prépare les prochaines actions. Les salariés portent toujours leur T-shirt « Free squales », qui dénonce les requins de la finance. C'est bon à savoir : pour nos prochaines actions, il ne faut pas rester seuls. |
Selon la direction d'Altis, la panne électrique du début du mois dernier était « imprévisible ». Mais elle a quand même décidé de faire inspecter les têtes de câble et de faire changer celles qui ne sont pas en bon état.
Autant dire qu'il y aurait eu moyen d'éviter l'accident.
Avec le sous-effectif, il est toujours difficile de poser des congés. Même hors-saison, on est invités à s'entendre entre collègues pour qu'aucun secteur ne se retrouve dépouillé.
Et comme tout les ans, alors que la plupart des demandes de congés pour les fêtes ont été déposées, il faut attendre des plombes avant de savoir si elles seront validées.
Pour tenir les délais des commandes impactées par la panne électrique, la direction a proposé aux CDD de renouveler leur contrat. C'est une bonne nouvelle pour eux, même si les contrats sont toujours plus courts : 4 ou 6 mois (au lieu de 9 ou 12 il y a quelques années).
Mais la direction, qui n'a pas renoncé à licencier 400 personnes, compte toujours sur les précaires pour ajuster les effectifs au plus juste.
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Depuis des années, la direction accumule ses sales plans pour nous faire croire que c'est fatal. On eu le coup des 12 heures, puis la menace de mettre 400 personnes dehors. Et maintenant elle rappelle des CDD. Preuve qu'elle a besoin de nous en ce moment et que c'est nous qui pourrions lui rabaisser son caquet. Au lieu de licencier, il faut que tout ceux qui ont envie de continuer à travailler ici puissent être embauchés ou garder leur emploi. Et quand il y moins de boulot, il faut partager le travail entre tous. |
A Toppan, on a eu droit à une réunion « guignol de l'info ». Les machines vieillissent et tombent naturellement en panne. Alors le chef a trouvé un truc : laisser entendre que si les pannes « obligent » la direction à mettre les opérateurs au chômage partiel, ce serait dû au manque de compétences de la maintenance. Grosse blague pour tenter de monter les gens les uns contre les autres.
S'il veut réparer les machines plus rapidement, qu'il prenne lui-même la caisse à outil : une nouvelle rigolade en perspective !
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