IBM et INFINEON ont donc reculé de quelques mois leur retrait d'Altis, ils resteront propriétaires du site jusqu'au 31 mai.
Pour nous, c'est toujours quelques mois de gagnés. La perspective de faire les 12 heures s'éloigne et il est de plus en plus clair que ce n'est pas en acceptant le pire que l'avenir s'éclaircit.
Mais pour l'avenir, on est toujours dans le flou, et cela fait plus de deux ans que ça dure !
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La direction d'Altis et les conseillers de Dassault s'entendent pour diffuser à petites doses le chantage « élections gagnées par la droite à Corbeil = avenir assuré pour les salariés d'Altis ». Pour la direction d'Altis, les élections de fin septembre à Corbeil sont une occasion de se cacher derrière une nouvelle échéance, toute aussi bidon que les multiples dates qu'elle a avancé depuis deux ans. Pour le milliardaire Dassault, c'est un chantage qui a l'avantage de ne pas lui coûter un rond, sans que par la suite il ne soit engagé en rien. Le résultat des élections à Corbeil ne changera rien à notre sort. Le bon, ce serait une nouvelle grève qui mettrait sous pression les actionnaires et les multiples décideurs politiques à leur service. |
Pour faire passer son projet d'horaires en factions de 10 heures, la direction a organisé un vote à bulletin secret fin juillet, en espérant diviser et en particulier faire voter les salariés des bureaux (qui ne sont pas concernés par l'horaire) contre ceux de la production.
Mais au final, la moitié des salariés des bureaux ont ont préféré s'abstenir ou voter blanc ou nul, ou ont voté carrément contre l'horaire. Et les deux tiers des salariés de Toppan ont rejeté l'horaire.
Cette victoire est le résultats de l'unité que les salariés ont maintenu, à travers des réunions en équipe organisées par les syndicats dès le moment où le projet à été présenté.
Depuis l'annonce des résultats du référendum, Toppan menace de licencier 7 ou 8 salariés directs, sous prétexte de « maintenir la compétitivité ». Et elle ne désespère pas de convaincre un syndicat de signer un accord dont on ignore tout du contenu.
En août, la direction de Toppan a encore largement profité de la flexibilité que lui offre le chômage technique.
Lorsqu'elle veut nous mettre une nuit en chômage technique, elle nous prévient seulement 48 heures avant. La direction a tout avantage à prévenir le plus tard possible : de cette manière, elle fait perdre un jour de congés à ceux qui en avaient fait la demande.
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