En plus des lots qui ont été jetés au cours des premiers jours de la grève à Altis, la direction doit compter avec une serviceability qui est encore loin d'être revenue à la normale.
Que la direction, IBM ou Infineon ne viennent pas s'en plaindre : à jouer avec nos nerfs, ils ne méritaient pas moins que la grève qui leur a explosé à la figure.
Depuis la reprise du travail, les managers sont doux comme des agneaux. Cela fait partie des acquis de la grève !
Il faut dire que plusieurs étaient vaguement d'accord avec le mouvement, car eux-mêmes ont toujours plus de mal à croire aux mensonges de la direction sur un futur closing.
Le closing est donc reculé de deux mois. Ce qui veut dire qu'à deux mois près, le problème reste entier !
La direction prétend connaître l'identité du nouveau repreneur, mais qu'il lui serait impossible de révéler son identité. Quel avantage trouve-t-elle à se taire, sinon pour cacher un nouveau mensonge ? L'intersyndicale va porter l'affaire en justice, mais cela risque d'être fort long.
Nous avons fait grève avant tout pour savoir enfin où nous allons. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la direction peut s'attendre à une rentrée chaude.
La direction avance lentement sur les points à négocier. Le 3 juillet, l'intersyndicale a affiché que la direction avait donné « un modèle de base pour les mesures d'âge ». Mais l'intersyndicale précisait aussitôt que ces propositions allaient être soumises aux experts des OS et qu'en attendant « aucune communication ne sera faite ».
Quel est l'intérêt de ces nouvelles cachotteries ? Nous avons assez d'un patron qui magouille pour que les syndicats ne jouent pas eux aussi à nous dissimuler l'information.
Au début de la grève, au moment où elle acceptait de ne discuter que des mesures de départ des 400, l'intersyndicale avait dit qu’elle exigerait que les mesures de départ soient garanties pour tous en cas de nouveaux licenciements dans les 3 ans à venir. Or la direction vient d'annoncer que si de prochains PSE étaient en effet probables, ils se feraient « au coût du marché du moment présent ».
Comme on pouvait s'y attendre, la grève arrêtée, la direction s'assoie sur toutes les revendications. Pour arracher des garanties, il n'y a rien de mieux que la grève.
La direction demande des heures sups, il y a de la commande, il faut préparer ça sans tarder.
Interrogé sur ITespresso.fr, le PDG d'IBM France a déclaré « pour moi la crise, c'est qu'il faut travailler plus dur ».
IBM se vante d'apporter l'innovation, mais l'idée de faire bosser plus, il y a certainement d'autres patrons qui y avaient déjà pensé avant lui !
IBM a obtenu de l'Etat de bénéficier des services de l'agence publique OSEO. Selon IBM, c'est « un relais important pour toucher les entreprises au coeur des régions ». Ce partenariat avec OSEO « permettra à IBM d'aider à financer les PME de façon encore plus souple ».
C’est IBM qu’on aide ainsi : IBM compte s'installer dans les PME en leur refilant des solutions informatiques... pour au final prendre une bonne part des bénéfices !
Un petit racket organisé via OSEO, et donc avec la complicité de l'Etat.
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