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Les grévistes n'ont rien à se cacher entre eux. C'est normal que chacun sache ce que votent les autres. Et d'être fier de ses opinions, que l'on soit syndiqué ou pas, pour ou contre la poursuite de la grève.
Le vote à bulletin secret était une manière d’augmenter les tensions entre les grévistes, d’opposer les moins actifs aux autres, de créer la suspicion.
Un vote à main levée est le seul procédé vraiment démocratique et qui permet à la solidarité de s’exprimer clairement.
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Oui dans une grève, le vote à main levée est le plus démocratique.
Dans les dictatures, il n'y a pas de vote ou des votes sans réels choix ou avec des résultats trafiqués.
Dans la grève d'Altis, le vote à bulletin secret de lundi était organisé clairement dans le but de faire reprendre le travail :
1 - La question posée était : "êtes vous pour la suspension de la grève ?" et pas "êtes-vous pour continuer la grève ?"
2 - L'intersyndicale s'était prononcée pour la reprise du travail. Certains syndicalistes d'ailleurs étaient pour depuis mercredi. Mais le vote de mercredi soir, fait à main levée (entre "ceux d'en haut" et "ceux d'en bas") avait rejeté l'appel à la reprise du travail de l'intersyndicale. Un mode de vote que l'intersyndicale n'allait donc pas reproduire le lundi suivant.
3 - L'intersyndicale a refusé que les grévistes qui étaient pour continuer la grève s'expriment lors de l'AG qui a précédé le vote
4 - La seule prise de parole faite au nom de l'intersyndicale avant le vote était en faveur de la reprise du travail
5 - Dans ce cadre, il est clair que faire voter à bulletin secret était un moyen supplémentaire de réduire la pression des grévistes les plus combatifs sur les plus hésitants et de faire basculer ces derniers dans le sens d'un vote pour la reprise du travail.
La vraie démocratie aurait été :
- de faire voter à main levée
- de faire participer les grévistes aux discussions avec la direction
- de faire participer les grévistes aux discussions internes de l'intersyndicale (notamment celles du week end qui a précédé le vote)
- de faire voter les revendications
- d'élire les délégués représentants les grévistes auprès de la direction
- d'organiser des AG tous les jours pour faire le point et discuter des actions possibles
- de donner aux AG la parole aux grévistes...