Mercredi 8 juillet 2009
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01:40
Le projet de la direction de Toppan est un horaire de 10 heures avec des heures
supplémentaires obligatoires… pour aller jusqu’à douze heures quand ça l'arrange.
La direction a prétendu pendant des mois discuter d’horaires moins pénibles et ne pas
vouloir suivre Altis. Maintenant, elle fait le contraire et avoue ouvertement qu’il s’agit de faire du fric.
Sur tous ses aspects, l’accord que Toppan veut imposer est pire que celui signé chez Altis
il y a deux ans. Toppan n’accorderait que 17 jours de congès supplémentaires, et la prime pour ceux qui supporteraient cette vie de dingue ne serait que de 2000€.
Les salariés de Toppan sont déterminés à ne pas se laisser faire.
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Mercredi 1 juillet 2009
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Un altissien a ouvert un catalogue de ses mémoires sur le net
, un autre un album.
Mercredi 24 juin 2009
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01:28
... partout dans le pays contre les licenciements et les bas salaires. Mais trop souvent le dos au mur, isolés les uns des
autres.
Plus que temps de les additionner et les faire converger vers un seul et même mouvement.
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Mercredi 24 juin 2009
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01:20
Notre détermination à bloquer le site pendant une semaine est le résultat d’années de chantage. Les -7,7, les 222, puis
les 4x12, à chaque fois il fallait sauver le site. Après cela deux ans de mensonges au sujet du nouveau repreneur, et la colère a explosé.
IBM et Infineon ont goûté à notre colère et c’est bien mérité.
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Mercredi 24 juin 2009
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01:19
Dès le deuxième jour de la grève, la direction a décidé de dissocier l’avenir du site dont elle ne veut rien nous dire de
la négociation sur les modalités de licenciement de 400 qu’elle veut faire partir tout de suite. Une façon pour elle de chercher à nous diviser. L’intersyndicale acceptait.
Mais les jours suivants, la question de la fermeture est resté bien présente dans les têtes. Les banderoles « IBM, -
3000 emplois » montraient bien qu’on se battait pour tous.
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Mercredi 24 juin 2009
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Le mercredi, la direction faisait le chantage à ne poursuivre les négociations que si la grève s’arrêtait. Ca a fait
plouf : les grévistes ont continué.
Et dès le lendemain la direction, qui cherchait tous les moyens d'en finir, reprenait l'intersyndicale dans ses
bureaux.
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Mercredi 24 juin 2009
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01:15
C’est bien parce que l’on était en grève que la direction a commencé à céder des indemnités de licenciement, et de plus
en plus au cours de la semaine : 15 000 €, puis 20 000, puis 28 000 (pour les plus de 10 ans d’ancienneté).
Avec en plus 1,2 mois par année d’ancienneté pour les plus anciens d’entre nous la grève a fait clairement avancer les
choses.
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Mercredi 24 juin 2009
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Pour tous les autres les problèmes restent. Pour ceux qui ont moins 10 ans d’ancienneté : on ne leur promet presque
rien (la direction veut sans doute se les garder pour les 4x12). Pour ceux qui sont dans la quarantaine, loin de la retraite : ils auront bien du mal à retrouver un emploi. Et rien n’est
réglé pour les préretraites (CDA).
C’est bien pourquoi nous nous battions pour 100 000€ pour tous. Sur cette revendication unitaire, les grévistes
étaient nombreux à vouloir poursuivre la grève, malgré les efforts répétés de l’intersyndicale pour faire reprendre le travail.
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Mercredi 24 juin 2009
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Les grévistes n'ont rien à se cacher entre eux. C'est normal que chacun sache ce que votent les autres. Et d'être fier de
ses opinions, que l'on soit syndiqué ou pas, pour ou contre la poursuite de la grève.
Le vote à bulletin secret était une manière d’augmenter les tensions entre les grévistes, d’opposer les moins actifs aux
autres, de créer la suspicion.
Un vote à main levée est le seul procédé vraiment démocratique et qui permet à la solidarité de s’exprimer
clairement.
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Mercredi 24 juin 2009
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Lors des assemblées générales, les grévistes n’ont jamais été invités au micro pour donner leur avis. Lorsqu’en fin de semaine les
problèmes se sont accentués, et que des grévistes protestaient pour parler, on a eu le culot de leur dire de rester calme et il a été annoncé au micro « nous ne donnerons pas la
parole ».
Ceux qui veulent étouffer le débat affaiblissent le mouvement. La démocratie dans la grève, c’est la garantie que les
décisions prises conviennent à tout le monde.
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Mercredi 24 juin 2009
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01:04
La question sur laquelle les grévistes étaient invités à se prononcer était loin d'être neutre. Plutôt que de parler de
grève, la question posée invitait les salariés à reprendre le travail.
Comme l'expliquait une gréviste, « quand tu fais grève, tu dis oui à la
grève ou bien non ». La question du vote était posée intentionnellement dans l'autre sens.
La question était si bizarre qu'il fallait la
reformuler devant l'urne. Malgré cela, quelques grévistes se sont trompé et ont voté contre leur opinion. Une confusion que le vote à main levé aurait évité.
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