Mardi 11 octobre 2011
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Suite à l'annonce de la fermeture de la production en avril 2009, 400 salariés avaient bloqué
l'usine pendant plusieurs semaines en septembre. Après de nombreuses AG, grèves et manifestations, ils avaient obtenu une prime plancher de 40 000 € et jusqu’à 100 000 € de
prime de départ pour les plus anciens
Mais voilà que deux ans après, l'usine est plus productive que jamais ! Le carnet de
commandes est tellement plein que plus de 450 intérimaires complètent en permanence l’effectif de production.
La direction repousse discrètement la date butoir par des annonces épisodiques : de « pas
avant mai 2011 » on est passé à « pas avant octobre 2011 » puis « pas avant décembre 2011 » et maintenant elle parle de début 2012 !
Les intérimaires sont actuellement 585 sur le site, à qui la direction a fait signer pour
certains des contrats courant jusqu’en juin 2012 !
Les opérateurs qui avaient quitté l'usine pour effectuer une formation ou un contrat temporaire
dans une autre entreprise sont majoritairement revenus, ne trouvant pas d’emploi.
Comme le reste du groupe, l'usine de Toulouse dégage des bénéfices : 39 millions d'euros en
2009, 19 millions en 2010.
L’intersyndicale CGT/CFTC, au vu des évolutions de l’entreprise depuis l’annonce des
licenciements, dénonce la fermeture de la fabrication et demande l'embauche en fixe des intérimaires.
NON À LA FERMETURE !
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Mardi 11 octobre 2011
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21:04
Un salarié Salarié d'IBM, Christian Agon, avait été licencié en novembre 2009 au motif fantaisiste
« d' insuffisance professionnelle », au moment même où il allait être candidat sur les listes professionnelles de la CGT...
Le 1er Juillet 2010, la Cour d’Appel de Paris saisie par Christian et la CGT, déclare abusif son
licenciement. Il est réintégré.... mais la direction fait appel.
Mal lui en a pris : le 27 septembre dernier, la justice a confirmé la discrimination syndicale. IBM
doit verser 20 000 € au titre des dommages et intérêts en plus des frais de procédure, et est débouté de ses demandes.
Mercredi 28 septembre 2011
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06:01
Avec la publication d'une conversation téléphonique entre ex (ministre et conseiller) de Sarkozy, on y voit toujours plus
clair dans ces sombres histoires de pots-de-vins lors de ventes d'armes à l'étranger et de l'utilisation de ces sommes pour financer des campagnes électorales de grands partis en France.
L'éditorial des Étincelles de cette semaine affirme que " tous ces branquignoles de la Sarkozie aujourd’hui sur la sellette, ne sont jamais que les petites mains
(grassement rémunérées !), d’un des trafiquants d’armes les plus puissants du monde : l’Etat français ! ".
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Mardi 13 septembre 2011
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23:26
Les ministres Wauquiez et Besson ont annoncé en juillet avoir débloqué 135 millions d'euros pour les entreprises Soitec, Altis et
Ulis.
C'est salaires bloqués et horaires décadents pour les salariés d'Altis, mais l'actionnaire Sabeg peut se réjouir : il s'est payé Altis
il y a moins d'un an, et l'État est derrière lui pour l'aider à rendre l'affaire profitable.
Car bien entendu, contrairement aux mensonges que Beisson directeur général d'Altis a servi à la presse, cette subvention (et celle du
FSI qui suivra probablement) ne servira pas plus à "assurer notre avenir" qu'à "maintenir l'emploi". Ce ne sont pas les premières subventions que touche Altis, et cela ne l'a pas empêché de
licencier.
Mardi 13 septembre 2011
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23:24
Au sujet des millions distribués à Altis, JPB a jugé que « en nous aidant, l'Etat montre qu'il croit en notre
développement ». En réalité, comme pour renflouer les banques, l'État s'endette en versant dans un trou sans fond. Et en temps de crise, ces subventions sont d'autant plus scandaleuses
qu'elles ont leur part dans le creusement des déficits publics.
Si Sabeg, JPB et l'État font une telle publicité de leurs « convictions », c'est pour cacher une vérité simple :
ces subventions ne profitent qu'à ceux qui ont déjà beaucoup trop.
Mardi 13 septembre 2011
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23:22
Après le CE de fin août, la direction a envoyé un rappel à l'ordre aux délégués syndicaux pour leur demander de ne pas être trop précis
dans leurs rapports.
Les délégués syndicaux qui nous informent ne font pourtant rien de plus que de jouer leur
rôle.
Et d'ailleurs, pourquoi la direction est-elle si chatouilleuse sur ce qui se raconte au
CE ?
Le jour où on s'y invitera tous, on pourra les forcer à en dire beaucoup plus : la vérité sur les
profits passés et les plans à venir.
Mardi 13 septembre 2011
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23:18
Certains tempos vacances seraient bien restés un mois de plus à l'usine avant de rejoindre la fac en
octobre. La direction a préféré les mettre dehors.
Mardi 13 septembre 2011
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23:17
Cette semaine, les focus de la direction sont tournés vers une tentative de rattrapage des retards
accumulés dans les commandes.
Les causes des retards et des rejets, il ne faut pourtant pas les chercher bien loin : baisse
d'effectifs et changement d'horaire, précarité des effectifs et pertes de compétences...
Nous, on fait notre boulot. Pas question de se laisser mettre la pression pour résoudre des problèmes
dont nous ne sommes aucunement responsables.
Mardi 13 septembre 2011
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23:13
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Selon le propre aveu de la direction, l'objectif de cette semaine de bourre est aussi d'évaluer la performance
maximum de la ligne. Raison de plus pour ne pas courir comme des dingues.
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Mardi 13 septembre 2011
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23:13
Depuis dix ans, les directions d'hôpitaux cherchent eux aussi à faire passer les infirmières en factions de 12
heures.
Pourtant, une étude publiée aux Etats-Unis en 2010 révèle que seule une minorité d'infirmières parvient à rester
vigilante pendant des gardes d'une durée moyenne de 12 heures.
L'étude a également constaté que le temps de sommeil total moyen pour des gardes de 12 heures n'était que de 5,5 heures.
Les infirmières de nuit ne dorment en moyenne qu’environ 5,2 heures, et leur sommeil est extrêmement fragmenté.
A Altis comme ailleurs, il est temps de mettre fin à l'expérience !
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