Mardi 8 novembre 2011
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A l'usine Freescale de Toulouse, la fermeture de la production est annoncée depuis plus de deux ans. La
production a continué depuis, la direction ne cessant de repousser la date de fermeture, désormais annoncée pour juin 2012. Et l’usine n’a jamais autant produit !
Freescale use donc des travailleurs (dont de nombreux intérimaires)
comme il lui plaît. Tant pis pour ceux qui voulaient avoir une date précise pour partir avec le montant des indemnités arraché par la grève. Et tant pis pour ceux qui préfèreraient rester
avec un vrai boulot en CDI.
Entre une fermeture sans cesse différée à Freescale et les nouvelles menaces qui recommencent à planer
sur l'avenir d'Altis, il est temps d'empêcher que les patrons ne disposent de la vie des gens comme ils le veulent. C'est en luttant tous ensemble qu'on pourra les faire
reculer !
Mardi 8 novembre 2011
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23:23
Les chefs des plus grands Etats réunis la semaine dernière à Cannes, ont surtout tenu à annoncer que partout, l’heure
était à l’austérité.
Pour tenter de nous faire avaler ça, ils nous mentent évidemment. Ils nous expliquent, par exemple, que la faute viendrait
de ces Grecs, lesquels vivraient au-dessus de leurs moyens, ne paieraient pas d’impôts. Tout dépend de
quels Grecs on parle.
Mardi 11 octobre 2011
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21:54
La direction a estimé le bilan de la semaine « focus » « satisfaisant » avec des points à
améliorer... Et elle a demandé dans la foulée aux managers de bloquer les prises de congés pour planifier les absences en fonction de la production !
Si on ne s'oppose pas à leur faim de profits, c'est tout notre temps qu'il voudront nous bouffer.
Mardi 11 octobre 2011
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21:43
Il ne suffit pas à la direction de nous faire bosser comme des machines 12h par jour. Suite à l'accident survenu le 29 septembre, la direction n'a pas
tardé à changer d'avis, et de demander ici ou là si, au lieu de rester là à ne rien faire, on avait pas envie de prendre des journées de CP.
Comme si elle ne pouvait pas nous libérer quand il n'est pas possible de bosser sans piquer ni sur notre salaire ni sur nos congés !
Mardi 11 octobre 2011
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21:15
Depuis dix ans, l'usine a connu bien des accidents de l'ampleur de celui qui vient d'arriver. Vu les résultats des
meilleures semaines de production et les économies réalisées en supprimant des emplois et nous passant aux 12 heures, Altis a bien de quoi amortir le choc. D'autant que le coût de l'accident sera
probablement payé en partie par les assurances.
Si la direction veut que la production sorte, qu'elle commence donc par embaucher les CDD présents sur le site. L'usine
manque de bras depuis déjà des mois !
On ne va pas marcher dans les chantages qu'elle risque de nous faire maintenant sous prétexte de cet
accident.
Mardi 11 octobre 2011
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Suite à l'annonce de la fermeture de la production en avril 2009, 400 salariés avaient bloqué
l'usine pendant plusieurs semaines en septembre. Après de nombreuses AG, grèves et manifestations, ils avaient obtenu une prime plancher de 40 000 € et jusqu’à 100 000 € de
prime de départ pour les plus anciens
Mais voilà que deux ans après, l'usine est plus productive que jamais ! Le carnet de
commandes est tellement plein que plus de 450 intérimaires complètent en permanence l’effectif de production.
La direction repousse discrètement la date butoir par des annonces épisodiques : de « pas
avant mai 2011 » on est passé à « pas avant octobre 2011 » puis « pas avant décembre 2011 » et maintenant elle parle de début 2012 !
Les intérimaires sont actuellement 585 sur le site, à qui la direction a fait signer pour
certains des contrats courant jusqu’en juin 2012 !
Les opérateurs qui avaient quitté l'usine pour effectuer une formation ou un contrat temporaire
dans une autre entreprise sont majoritairement revenus, ne trouvant pas d’emploi.
Comme le reste du groupe, l'usine de Toulouse dégage des bénéfices : 39 millions d'euros en
2009, 19 millions en 2010.
L’intersyndicale CGT/CFTC, au vu des évolutions de l’entreprise depuis l’annonce des
licenciements, dénonce la fermeture de la fabrication et demande l'embauche en fixe des intérimaires.
NON À LA FERMETURE !
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Mardi 11 octobre 2011
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21:04
Un salarié Salarié d'IBM, Christian Agon, avait été licencié en novembre 2009 au motif fantaisiste
« d' insuffisance professionnelle », au moment même où il allait être candidat sur les listes professionnelles de la CGT...
Le 1er Juillet 2010, la Cour d’Appel de Paris saisie par Christian et la CGT, déclare abusif son
licenciement. Il est réintégré.... mais la direction fait appel.
Mal lui en a pris : le 27 septembre dernier, la justice a confirmé la discrimination syndicale. IBM
doit verser 20 000 € au titre des dommages et intérêts en plus des frais de procédure, et est débouté de ses demandes.
Mercredi 28 septembre 2011
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06:01
Avec la publication d'une conversation téléphonique entre ex (ministre et conseiller) de Sarkozy, on y voit toujours plus
clair dans ces sombres histoires de pots-de-vins lors de ventes d'armes à l'étranger et de l'utilisation de ces sommes pour financer des campagnes électorales de grands partis en France.
L'éditorial des Étincelles de cette semaine affirme que " tous ces branquignoles de la Sarkozie aujourd’hui sur la sellette, ne sont jamais que les petites mains
(grassement rémunérées !), d’un des trafiquants d’armes les plus puissants du monde : l’Etat français ! ".
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Mardi 13 septembre 2011
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23:26
Les ministres Wauquiez et Besson ont annoncé en juillet avoir débloqué 135 millions d'euros pour les entreprises Soitec, Altis et
Ulis.
C'est salaires bloqués et horaires décadents pour les salariés d'Altis, mais l'actionnaire Sabeg peut se réjouir : il s'est payé Altis
il y a moins d'un an, et l'État est derrière lui pour l'aider à rendre l'affaire profitable.
Car bien entendu, contrairement aux mensonges que Beisson directeur général d'Altis a servi à la presse, cette subvention (et celle du
FSI qui suivra probablement) ne servira pas plus à "assurer notre avenir" qu'à "maintenir l'emploi". Ce ne sont pas les premières subventions que touche Altis, et cela ne l'a pas empêché de
licencier.
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