Sur ce qui a manqué en 2009 et comment faire mieux en 2010, lisez l'éditorial des bulletins l'Etincelle de cette semaine !
Fin décembre, la petite brochette de cadres qui prétendent mener l'aventure du « nouvel Altis » ont expliqué qu'ils voyaient l'avenir dans le cuivre. Et le maire de Corbeil lui-même, sans craindre le ridicule, prétendait se soucier des futurs clients.
Mais alors qu'ils rêvaient de liquidités, il y a eu un brutal refroidissement : depuis l'annulation du dernier CE, il n'y a même plus de date prévue et pas de date non plus pour le closing.
Ce serait, parait-il, à l'Est que ça coince. Mais la roulette russe y en a raz-le-bol.
Fin 2008, la direction avait envoyé une note de voeux pour 2009. Cette année,vu le contexte, elle a préféré ne rien écrire.
On l'a vu cependant apparaître en ligne ce mardi, rasant un peu les murs, tout miel et très à l'écoute... mais avec
toujours rien d'autre à dire sinon qu'il ne faut pas être pessimiste !
Ou bien ce sont de misérables pantins au service des actionnaires ou bien ils mentent. Ou bien les deux.
Un nouvel horaire en factions de 12 heures devait à coup sûr assurer la pérennité d'Altis. Un chantage que la direction a commencé à rabâcher début 2006 ! La direction avait même fini par trouver un syndicat pour signer, avec à la clé une prime... remboursable en cas de démission.
L'accord étant caduque depuis le 31 décembre, la preuve est faite que ce n'est pas en rabaissant nos exigences que les patrons s'engagent sur quoi que ce soit.
Les patrons ne sont forts à ces chantages que lorsque nous restons isolés : c'est par la mobilisation d'ensemble - salariés d'Altis, de Toppan et au-delà - que nous pourrons résister aux reculs qu'ils cherchent à imposer partout.
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L'année 2009 n'a pas mis fin à la menace de fermeture du site. Pourtant, de notre côté, il y a bien eu un réchauffement climatique, très positif celui-là : assemblées générales et balades sur la N7 jusqu'au centre de Corbeil, tour de cartes à La Défense, et une semaine de grève en juin : qui eut parié un an plus tôt sur une telle mobilisation ? La culture IBM, chère à la direction, avait fait son temps. Vu comment commence l'année 2010, il serait bien étonnant qu'on en vienne pas à remettre ça. Avec la nouvelle culture Altis, pneus et palettes.
Nous sommes nombreux à avoir cela en tête. Reste à nous réunir pour en discuter et nous
organiser.
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A Toppan, la période des fêtes a été chargée et les opérateurs ont été rappelés à faire des nuits.
Ce qui n'a pas empêché la direction, dans le même temps, de redemander une autorisation pour appliquer encore 6 mois de chômage partiel. Et encore avec son système complètement givré qui lui permet de prévenir seulement la veille si on doit travailler la nuit suivante ou pas.
Le chômage partiel, c'est des salaires amputés. A Toppan, ils sont déjà bien bas. Pour être payés à 100%, il va falloir penser à appliquer une petite dégelée, sans forcément attendre le printemps.
Au CE d'Altis de ce mardi, la direction, questionnée à propos du repreneur, expliquait que la société russe qui devrait transférer les fonds pour permettre à celui-ci de racheter Altis est une société « pour l'instant en cours de création ». A croire que leur promesse de repreneur est « pour l'instant » un mensonge sans fonds.
D'ici que ce soit la Berezina...
Avec l'annonce du supposé repreneur, la direction cherche à conclure au plus vite les mesures de départ pour 400 d'entre nous. En plus de ces départs « volontaires », la direction projette sans doute toujours de faire faire les 12 heures; mais ça, on en entend plus guère parler : le plan de la direction est visiblement de s'attaquer aux emplois avant de s'attaquer à ceux qui resteront.
Depuis la « suspension » de la grève, les discussions entre nous se limitent aux couloirs et aux vestiaires. Mais en nous donnant la possibilité de nous réunir largement, nous pourrons nous compter et décider en conséquence ce que nous pouvons tenter pour mettre des bâtons dans les roues de cette machine infernale. Eviter les divisions, entre catégories d'âge et entre ceux qui accepteront de partir et ceux qui resteront (sans garanties pour l'avenir), c'est aussi une raison pour se réunir.
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