Mercredi 27 avril 2011
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12:07
Les négociations salariales poursuivent leur bonhomme de chemin, mais comme l'a écrit un altissien sur un blog syndical :
« Il faut une bonne grève pour voir nos revendications aboutir... comme pendant le PSE. C'est la seule façon de voir les revendications être entendues au New B2 (là où est le
pognon) ».
Mercredi 27 avril 2011
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12:06
La semaine dernière, deux CDD qui avaient tiré une douche de sécurité ont été mis à la porte au quart de tour.
Un petit chahut sans conséquences, mais des sanctions lourdes et brutales, en moins de 24 heures : licenciement sec sans
indemnité ni droit au chômage.
D'un côté le temps qu'ils sont là, les précaires sont cencés rester sérieux au travail comme les autres, de l'autre, au moindre faux
pas ils paient cash.
Mercredi 27 avril 2011
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Dimanche 24 avril 2011
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23:18
Ce mardi soir ainsi que mercredi après-midi, les diffuseurs de l'Étincelle seront présents aux portes de l'usine. Pas seulement pour vous distribuer le
bulletin habituel, mais aussi pour vous demander une contribution financière.
Qu'il s'agisse des interventions militaires que l'impérialisme français mène dans le monde (en particulier en Afrique) ou des responsabilités des
industriels du nucléaire dans la catastrophe qui a lieu au Japon, l'Etincelle vous apporte deux fois par mois un point de
vue politique anticapitaliste.
Pour soutenir cette voix communiste et révolutionnaire, soyez généreux !
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Mercredi 13 avril 2011
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23:42
Les entretiens d'évaluation ont été l'occasion de discuter salaires. Les salaires à Altis sont bloqués depuis des années. Si ça
continue ils vont passer sous le plancher.
Mais il s'est quand-même trouvé des managers pour oser répondre que ceux qui ne sont pas content avec les salaires n'avaient qu'à
partir avec le plan social ! Il faudrait choisir entre d'un côté les bas salaires et les horaires pourris et de l'autre le chômage ?
Sauf que dans bien des entreprises, comme à Toyota depuis une semaine, il y a de la grève pour des rattrapages de rémunération. A
Altis aussi, nous avons montré que nous étions capables de bloquer la production. C'est une question d'organisation.
Il manque au moins 300€ sur les fiches de paie. Et le plus sûr sera de gagner ça sur le salaire de base plutôt que par des primes que
la direction peut nous distribuer selon son bon vouloir.
Mercredi 13 avril 2011
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23:41
Alors que le calendrier des équipes douze heures est sorti, on ne sait toujours pas dans quelle équipe on est. Changement d'ateliers,
et découpage d'équipes formées de collaborateurs qui se connaissaient et s'apprécient : il faut s'attendre à tout !
Mercredi 13 avril 2011
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23:40
À Toppan, la direction prétend maintenir le rythme malgré les départs en vacances. Va-t-il y avoir des précaires pour boucher les
trous ?
Mais c'est encore à Altis que le problème sera le pire, car le passage au 4x12 va se faire exactement au début des vacances :
bonjour la galère ! Aux extrémités des périodes de congés, le changement d'équipe va produire des effets tout-à-fait aléatoires.
Il doit être mis au clair dès maintenant que pour tous ceux dont les congés auront déjà été validés, la direction recalculera les
périodes au jour près. Pour nous : pas question de perdre un jour de vacances !
Mercredi 13 avril 2011
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23:36
À L'usine Freescale de Toulouse, il y a en ce moment plus de 400 intérimaires pour faire sortir la production ! Et il y a
tellement d'erreur sur les fiches de paie que la CGT-Manpower s'est mise sur le coup.
A Altis, qu'il s'agisse d'heure de nuit et de week-end « oubliées » ou même de taux horaire, les « erreurs » sont
tout aussi fréquentes.
Quand on est précaire, il n'est pas si facile de se rapprocher les uns des autres pour faire payer aux patrons ce qu'ils doivent.
C'est pourtant en s'organisant, qu'on peut s'épargner des vérifications fastidieuses. Et ça peut rapporter gros !
Mercredi 13 avril 2011
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23:34
A Carrefour, en plus de la grève actuelle sur les salaires, il y a eu une action en justice contre des heures de pauses que Carrefour
oubliait de rémunérer, un système qui faisait tomber les salaires en dessous du smic dans certains cas.
Mille deux cents salariés ont porté plainte dans douze magasins Carrefour en France, dont celui d'Evry.
En février dernier, un magasin Carrefour du Rhône avait déjà été condamné à payer 1,287 millions d'euros d'amende à 429
salariés.
Mercredi 13 avril 2011
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23:33
Le « mandataire » représentant la direction de Toppan applique sa philosophie de gestion selon la tête des collaborateurs.
En effet ce patron, disons le salarié mandataire de Toppan, met de grandes passions dans les rapports humains. Depuis six semaines, il veut bouter hors de l'entreprise un délégué
syndical. Et au contraire depuis quelques jours, il se rapproche par tous les moyens d'un responsable auquel il semble terriblement attaché.
La passion est-elle mère de sagesse, et de responsabilité ?
Lundi 11 avril 2011
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21:45
On nous annonçait donc lundi que Laurent Gbagbo avait été arrêté.
Le ministre de l’Intérieur français, ce va-t-en guerre Claude Guéant qui accumule les déclarations anti-immigrés et
étrangers, s’est empressé d’annoncer que la Côte d’Ivoire allait « enfin connaître la paix ». Rien n’est moins sûr, justement. En 2002, l’armée française avait fait le choix inverse et soutenu
Laurent Gbagbo contre le coup d’Etat d’Alassane Ouattara. S’en était suivi des années de guerre civile et la partition de fait du pays entre le nord et le sud.
C’était évidemment un sinistre mensonge de Sarkozy que de prétendre protéger la population en bombardant ! Ce que Sarkozy
veut protéger, ce sont les intérêts des entreprises françaises, les Bolloré, Bouygues, Total, Orange, Sagem et autres BNP-Paribas, qui pillent les ressources naturelles et humaines du pays, en se
garantissant le monopole du marché ivoirien, grâce à tous les dictateurs « élus » qu’elle a mis en place : Houphouët-Boigny, Bédié, Gbagbo, puis Ouattara.
Depuis des années, ni Gbagbo ni Ouattara n’ont hésité à utiliser une démagogie de plus en plus violente contre les ethnies
sur lesquelles s’appuie leur rival.
Des dirigeants qui spéculent
sur le racisme avec la complicité des grandes puissances, des trusts qui règnent en maîtres, une population pauvre, pressurée et terrorisée. C’est la vérité du capitalisme, en l’occurrence
français.
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